DOMINICAINE (RÉPUBLIQUE) - Actualité (1990-1996)


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République Dominicaine

Lors de l’élection présidentielle du 16 mai 1990, le président sortant Joaquín Balaguer, du Parti réformiste social-chrétien (centre droit), devance de peu Juan Bosch, du Parti de la libération dominicaine (gauche), remportant ainsi son sixième mandat (35,1 p. 100 des voix contre 33,8 p. 100). Il obtient ce résultat malgré un climat économique et social agité: inflation galopante (55 p. 100 en 1989), montée du chômage, crise financière (le paiement de la dette commerciale a été suspendu en septembre 1989), fréquentes coupures d’eau et d’électricité. Après une grève générale en novembre, le gouvernement parvient en 1991 à un accord avec le F.M.I., ouvrant la voie à une renégociation des créances détenues par le Club de Paris. Mais plusieurs grèves éclatent pour protester contre les mesures envisageables: tentative de libéralisation du taux de change, équilibre budgétaire des entreprises d’État, levée du contrôle des prix et paiement des arriérés de la dette. En juin 1991, J. Balaguer décide l’expulsion des clandestins haïtiens âgés de 16 à 60 ans, provoquant une pénurie de main-d’œuvre dans les plantations.

En septembre 1992, la commémoration du débarquement de Christophe Colomb provoque de vives protestations.

En 1993 se profile le succès du plan de stabilisation, avec une inflation proche de 5 p. 100. Mais la signature de l’A.L.E.N.A. en novembre pourrait détourner les investissements américains vers le Mexique.

En mai 1994, J. Balaguer obtient un septième mandat, remportant une courte victoire, contestée, sur le candidat social-démocrate Francisco Pena Gomez. Le 2 août, la Commission électorale confirme l’élection de J. Balaguer. Toutefois, les États-Unis réclament l’organisation d’un nouveau scrutin. Le même jour, Saint-Domingue accepte le déploiement d’une mission internationale chargée de surveiller l’application de l’embargo international imposé au régime putschiste de Haïti. Le 10, le président Balaguer et le chef de l’opposition, F. Pena Gomez, concluent, sous l’égide de l’O.E.A., un accord visant à mettre fin à la crise politique postélectorale. J. Balaguer accepte que son mandat soit écourté et qu’une nouvelle élection présidentielle ait lieu en novembre 1995 – le Congrès en reportera la date à mai 1996. Les 2 hommes annoncent de profondes réformes institutionnelles.

En février et juin 1995, l’augmentation des prix provoque des émeutes meurtrières. L’économie, qui est en expansion, est toutefois menacée par la pénurie d’électricité.

Le 30 juin 1996, le conservateur Leonel Fernández, chef du Parti de la libération dominicaine, remporte le second tour de l’élection présidentielle avec 51 p. 100 des suffrages. Il était opposé au candidat social-démocrate, Francisco Pena Gomez, et soutenu par Jacinto Peynado, le candidat du Parti réformiste social-chrétien, la formation de l’ancien président J. Balaguer, qui était arrivé en troisième position au premier tour.

Encyclopédie Universelle. 2012.